23/02/05 Ne pas nous laisser lier par les contingences naturelles mais toujours élever notre esprit en DIEU Éternel .....

23/02/05a Prédicat (Messianique)

Pourquoi fonder une a-philosophie, c’est à dire un ensemble englobant tout ce qui a été possible de dire sur la pensée par une proposition Divine préalable? [I. faire le survol de l’histoire de la pensée] C’est qu’il n’y a pas d’autre notion , fut-elle négative, qui englobe l’univers et le non-univers aussi rigoureusement et parfaitement puisque comme le révèle la Bible, accomplie dans cette entité par le juif Jésus-Christ DIEU, Suis celui qui suis. Il n’y a aucun point commun même entre CE NOM et sa négation éventuelle. Ainsi donc comme aucune représentation ne peut en faire une idée, nous sommes obligés de nous en remettre pour LE connaître à la révélation de l’homme-DIEU, enseigné par SES disciples. Autrement dit, comme l’ont pressenti un nombre considérable de penseurs, l’homme lui-même a des influx de DIEU et est en fait une reproduction de DIEU, forcément un et multiple, comme il ne peut qu’ÊTRE et néant, Immuable et en Mouvement, Éternel et temporel ... Là, où nous sommes obligés de nous arrêter, consiste à la réalité morale dont tous nous vivons et au libre choix qui s’impose à nous, non plus comme dieu, puisque nous en sommes pour une part l’incarnation (SON image) ,mais comme adhérant à SA nature. La nature de DIEU ne peut dépendre de l’intellect humain puisqu’il est dans sa totalité d’être vivant temporairement, soumis au libre choix qu’il a à en faire [II. Rappel, liberté naturelle contingente cf. La Rochefoucault..., hors nature immanente, cf. remords, Bergson ...]. Il faut donc qu’elle lui soit désignée d’une manière singulière, hors de comme au dedans de lui-même. C’est pourquoi le long cheminement de tout un peuple à ce sujet, comme l’a été celui du peuple juif, est précieux [III. Rappel analyse Levinas et tout ce qui y amène] mais il ne se suffit pas. De simples prophètes ne peuvent nous contenter. Il faut la foi en une parfaite incarnation Divine par un homme, le Messie.

24/02/05 ... Pour vivre dès ici-bas en monture du Seigneur, tout voir, sans aucune exception, au centre de la croix, c’est à dire au centre des souffrances nues et absolues, douloureuses ou glorieuses, du Christ, Messie universel.....

25/02/05 Examinons bien les intuitions qui sont les nôtres et qui lorsqu’elles sont droites, sont appelées des grâces et sachons bien y correspondre ....

25/02/05a Prédicat ( Christique)

... Si nous devons fonder une a-philosophie, englobant toute la pensée humaine, sur l’homme parfait, parfaitement DIEU, il est évident qu’il ne faut pas se tromper sur son choix puisque sur LUI reposera tout l’édifice. De même il ne faut pas nous tromper sur l’interprétation que nous pouvons faire de SA personne, de SES paroles et de SES gestes....

Programmé avant et après SA naissance par toute l’histoire d’un peuple, le juif Jésus-Christ dont la vie est établie indéfectiblement par les quatre évangiles inséparables, le témoignage de SES disciples et le suivi de l’Église catholique, représente ce Sauveur en qui nous mettons notre foi.

On a voulu détacher sa vie humaine de SA vie proprement Divine et inversement. Si l’on a intérêt à étudier d’une manière de plus en plus serrée sa vie d’homme, on ne doit pas pour autant oublier sa vie eschatologique conjointe. L’équilibre entre les deux n’est pas facile et c’est justement dans cette vision unitaire que doit résider toute perfection de pensée.

Il est donc bon de soumettre ses propres évocations à un ensemble d’interprétations sûres dont le Christ nous a LUI-MÊME désigné le chef malgré ses propres limitations. TOUT et rien est DIEU dans SA voie morale... DIEU Amour seul s’aime LUI-MÊME. Par conséquent l’univers est l’humiliation temporelle d’un DIEU éternel qui cherche l’amour de SON propre visage dans le néant libre de SA créature révoltée. Sa créature ne peut être qu’à SON image: petit être amené à renaître ÊTRE du néant.

Cette soumission de DIEU-créature à DIEU-Trinitaire (Père, Fils, Saint Esprit) [IV. Rappel de la théologie chrétienne ouvrant à la quaternité....] dans une déréliction totale demeure donc l’épreuve suprême qui nous est demandée. Le temps d’une vie tâtonnante nous est donné pour nous y acheminer. Nous n’avons pas à juger du résultat final, autre que la supposition de foi catholique des béatifications. Car " plusieurs qui se croient dans l’amour sont peut-être dans la haine et plusieurs qui se croient dans la haine sont peut-être dans l’amour"( A. de Foligno) ...

25/02/05b Prédicat (de perfection)

La forme de commandement suprême donnée à SES disciples par le Messie est d’être parfait comme le Père des Cieux est parfait. Devant ce que nous voyons ou croyons voir d’imperfections en nous ou autour de nous, le moins que l’on puisse dire est que nous marquons un temps d’arrêt devant cet engagement. Puisque le fond de SON enseignement nécessite que nous nous aimions les uns les autres comme LUI nous a aimé, comment donc le faire parfaitement alors que nos manquements, si nous voulons être honnêtes, "sont plus nombreux que les poils de fourrure d’un simple chat" (Catherine de Gênes).

Le support de la vie du Christ reste sans conteste les douleurs de SA Passion pour lequel nous disons qu’IL a racheté le monde , à l’encontre de ceux qui n’en veulent pas. Il n’est pas difficile de se rendre compte avec tous les mystiques chrétiens, que les souffrances de SA Passion ont été expérimentés d’une manière ou d’une autre comme pain quotidien de toute SA vie depuis SON incarnation jusqu’à SA résurrection terrestre et ceci pour compenser les séparations volontaires ou non de notre néant d’avec le Visage unique Divin [V. Rappel de la nécessité de l’unité dans toutes ses composantes ...].

C’est pourquoi la perfection consiste donc à toujours fixer dans la foi, d’un coeur aimant, c’est à dire y unissant les souffrances de toutes les créatures droites, la réalité des souffrances du Christ, actualisée à la messe par chaque consécration du pain et du vin eucharistique, et à y revenir sans cesse tout en n’arrêtant pas de tendre à faire toutes choses le mieux possible.

Dans la hiérarchie des individus et des circonstances, ceux qui, de toutes religions, comprennent bien cela sont les soutiens des autres et d’eux dépendent le salut du monde comme des âmes. Mais sans l’appropriation d’une créature préservée de cette révolte qui est en nous, pouvant unifier les autres, nous ne saurions approcher pleinement des afflictions sans limite rédemptrices du Christ dont notre nature viciée, d’elle-même, a tendance à se moquer. C’est pourquoi nous avons besoin de la Vierge Marie, immaculée dans sa conception, de même que de l’interférence des esprits qui la suivent...

26/02/05 ... nos sacrifices, notre faible pénitence, c’est Jésus. TOUT est LUI, rien, par SES souffrances, en dehors de LUI, en souplesse d’union, avec le chien qui aboie, l’imprévu qui tombe, la faute qui agresse... l’infini des souffrances rédemptrices du Christ dépasse d’un infini, l’infini de nos faiblesses .....

26/02/05a Prédicat (épicentre)

... Nous avons besoin d’une approche de l’univers à la fois explicative et rassurante. En voulant prendre possession de ce dernier, les êtres humains ne cherchent qu’à repousser ce qui au fond d’eux-mêmes risque de leur paraître effrayant. Qu’est donc ce point tellement alarmant? [VI. Approximations de Freud, Lacan, ...] Nous nous fondons sur la vie intégralement catholique de Jésus-Christ. Tout converge vers la déréliction de la Passion où manifestement le Messie se trouve affronté en quelque sorte au néant de LUI-MÊME. Puisque SON Père des cieux l’a abandonné, IL ne sait même plus, si ayant porté les péchés du monde, IL sera sauvé ou damné. Mais dans cet état IL ne se rebelle pas et soumet SON esprit intégralement au Père céleste. Sa résurrection sur terre pendant 40 jours , trois jours après, attestée par SES disciples, nous confirme SON salut. L’Église se fondant sur les événements de la résurrection de nombreux saints après SA mort sur la croix, enseigne SA présence parmi eux, pendant les trois jours d’attente, pour leur ouvrir l’éternité.

Ainsi donc le point d’horreur auquel est soumis inconsciemment toute l’humanité est celui du "néant dérélictif" de la mort et de la souffrance où l’on doit tout quitter comme DIEU LUI-MÊME, ÊTRE et néant, le fait pour renaître à SOI-MÊME.

On remarque donc que c’est cette soumission dernière totale qui est l’enjeu et dont l’humanité toute entière a peur. Le Messie nous fait comprendre qu’avec LUI, en suivant pas à pas son enseignement, suivant nos capacités, développé par l’Église, il n’y a pas lieu de s’en effrayer. C’est pourquoi toute notre vie nous avons à tenter d’y être fidèle. Non pas que nous le pouvions, puisqu’IL nous dit que sans LUI nous ne pouvons rien faire et que notre liberté est contingente jusqu’à LUI-MÊME, mais LUI être uni dans cette intention cachée aux yeux de tous et même souvent à nous-même.

27/02/05 Que le ciel réside en nous déjà sur terre, de sorte que notre mort n’en soit plus qu’une suite accomplie....

Demeurons au centre de l’humiliation temporelle Divine, éclatement de la croix et ses stigmates, à laquelle nous avons à communier ...

27/02/05a Prédicat ( appliqué )

Pour être uni au Christ qui nous agit en tant que moment parfait de DIEU à DIEU, il faut essayer de marcher, suivant nos possibilités, portés par les commandements de SON Église, commandements qui sont universels et que chaque religion peut retrouver au coeur d’elle-même.

C’est dans une a-philosophie unitaire ou unitologie que nous pouvons mieux nous rendre compte de cette universalité qui a aussi ses opposants destructeurs. Ainsi chaque être est à l(image de DIEU, d’une façon immuable en mouvement vers ce point d’anéantissement qui ouvre à une renaissance éternelle, renaissance dont certains mystiques sont déjà témoins ici-bas. Tout dans l’être doit agir de cette façon , depuis la raison jusqu’à l’intuition. Immuable et en mouvement, un ET multiple, Être et néant, .... avec la clef morale dont nous sommes dépendants. Inconsciemment nous savons très bien en quoi consiste cette morale qu’on appelle le BIEN. Mais c’est vrai qu’elle est obscurcie au fond de nous-même par cette hésitation ou refus de nous perdre dans la foi au Christ qui nous conduit, humblement et doucement, à ce néant dérélictif créateur dont nous avons déjà parlé. Oui c’est la vitalité de la foi , qui chaque jour dans son application plus ou moins parfaite, nous amène à embrasser sans crainte, petit à petit, ce point final renaissant. La foi s’éduque à travers les approximations de beaucoup de religions et en plénitude dans la révélation catholique de l’homme-DIEU, Jésus, non pas que ses fidèles paraissent à l’exception près des parangons de sainteté mais il leur est donné de toucher du doigt l’épicentre de la vocation humaine [VII. Comparaison des morales foncières religieuses .....] . Il y a une lutte terrible en résultant entre deux pôles humains mais cette métaphysique unitaire n’a pour objet que de conforter la mondialisation de la foi dont la Providence, "suivi" de l’histoire humaine, veut nous gratifier en apaisant les troubles de tous.

28/02/05 Nous n’avons qu’à tendre vers les cieux , le filet de notre patient consentement, comme le scientifique serre les mailles de ses connaissances dans l’espoir d’une pêche intuitive fructueuse.

28/02/05a Prédicat (historique)

Le suivi de l’histoire des choses-DIEU commande; l’être-DIEU parachève avec le libre accord du néant qu’est l’âme.

L’ÊTRE au néant pour renaître ÊTRE représente bien le mouvement immuable moral de DIEU. Nous devons donc, DIEU seul ayant l’existence comme la non-existence, au top moral, toujours nous trouver en adoration.

Mais qu’est-ce que cette sombre couverture du moment de l’histoire qui recouvre l’être humain et à laquelle il est si attaché. C’est en effet la trame ordinaire de laquelle il vit. Pour l’homme de foi, ce n’est que la preuve de sa liberté extérieure, celle intérieure étant infiniment plus profonde et plus totale. La foi donc remet les choses à leur place et tout en participant à cette couverture selon les possibilités qui lui sont données, le fidèle va au-delà des apparences mathématiques. Du reste même ces dernières peuvent obéir à la foi et y être relatives.

Rechercher les choses d’en-haut, le reste vous est donné par surcroît . Ce manteau aveuglant de l’histoire tourmentée des hommes, à laquelle l’Église est soumise comme son Maître, Jésus-Christ, reste donc bien cependant un surajouté avec lequel il faut savoir prendre ses distances. Cela certes n’est pas facile et certains penseurs [VIII. Établissement de la rupture avec Hegel, etc ....] ont fait strictement le contraire. À dire vrai c’est un état d’esprit encore de la préhistoire. L’homme doit dans l’avenir qui s’ouvre à lui, se redresser et se fondre avec la foi qui domestique la raison. Ainsi il obtiendra sa vraie stature. Du reste, en s’appuyant sur ce prédicat même, la raison scientifique sera amenée à s’incliner. Toutefois il faut bien comprendre que l’homme inconstant en lui-même a besoin d’un chef DIEU-homme parfait, à l’âme sans attache à la volonté propre humaine révoltée qui est un handicap constant à l’assise de cette foi. Il ne faut pas non plus qu’il se trompe de visage. Et c’est bien celui du Christ catholique, dans sa livraison totale au Père et aux hommes, répondant donc à ce critère, qu’il lui faut embrasser jusqu’à la fin des temps malgré l’inversion qu’on peut en faire.

1° semaine mars 2005