1e semaine février 2007

08/02/07 cheminement syncopé ...

Toutes les religions d’abord monothéistes ont chacune un ordre de chemin spirituel privilégié. Les juifs actuels préfèrent l’"obéissance" aux Lois de DIEU, les musulmans l’"adoration" au Nom de DIEU, les chrétiens l’"amour" de DIEU et du prochain. Cependant il y a un fondement unique de ces voies qui est vouloir témoigner de la Vérité. Qu’est-ce donc que la Vérité unique bien qu’il est vrai qu’on puisse dire que la vérité est une et multiple? ... L’on voit que le Messianisme de jésus-Christ consiste à dire " JE SUIS la vérité et la vie". Autrement dit qu’on doit fusionner à l’essence de ce qu’IL EST. Tout au long des évangiles cela ne consiste pas à autre chose que de se livrer nous-mêmes, d’un coeur doux et humble, sous les coups de la violence et de l’orgueil, d’abord livraison de soi-même à soi-même, puis aux autres, et enfin au monde suivant ce que la Providence décide. Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour comprendre qu’en chacun de nous domine , quelquefois d’une façon subtile mais réelle, la violence et l’orgueil de vanité, de cupidité et de sensualité sous quelque forme d’amour-propre qu’on veuille les appeler. Les plus grands saints, extrêmement perspicaces sur l’intérieur d’eux-mêmes, les nommaient la "vaine gloire". En conséquence il est bien évident que seul DIEU est doux et humble de coeur, personne n’étant supposé vouloir "obéir à", "adorer", ou "aimer" un DIEU de violence et d’orgueil. La seule démarche alors que puisse faire chacun de nous est un cheminement syncopé vers LUI. On voit cela d’autant mieux par la réaction douloureuse que tous font à l’humiliation qui n’est en soi-même que la preuve par neuf de l’humilité et de la douceur. Jésus-Christ, Messie universel, nous les révèle comme étant l’état de DIEU dans l’univers et donc l’état moral primitif de l’humanité avant la transmission d’une révolte originelle qui reste à circonscrire dans le temps ....

09/02/07 Eucharistie ....

Dans l’Eucharistie le Christ insémine de SA chair trois fois sainte, incarnée dans le désir de Marie de souffrir sans mesure pour nos péchés, nôtre chair criminelle et maudite qui ne désire que consolations indues dans tous les domaines ... C‘est vrai qu’il y a des âmes d’une telle fragilité qu’elles peuvent rarement être mises à l’épreuve. Elles doivent se contenter de tourner sans cesse leur pensée vers la Miséricorde insatiable de DIEU, le néant libre offert à l’Infini  ... N’empêche pourtant qu’elles sont dignes des tourments des blasphèmes, des interrogations et de toutes tentations .... Marie, maîtresse des Cieux et de la terre, sait comment manifester en chacun la plénitude d’humiliation et de douceur de Son Fils de sorte que nous pouvons le consoler ici-bas de SES souffrances pour nous, d’une manière ou d’une autre .....

10/02/07 sainteté ....

Dans la foi nous devons tous être saints. Il n’y a pas d’exception. Toutefois on se fait souvent une fausse idée de la sainteté. L’abbé Pierre était un saint "à la française" c’est à dire bourré d’imperfections monstrueuses que d’aucuns se sont empressés de s’approprier pour justifier leurs propres vices sans se préoccuper de ses vertus.... La vertu est toujours un acte d’amour pour DIEU. Le manquement à la vertu en est toujours une offense. Mais nous sommes ainsi faits, depuis la faute originelle, que, en fonction même de l’intensité des grâces naturelles ou surnaturelles qui nous sont concédées, nous manquons toujours plus à la vertu en proportion de ce qui nous est exigé et finalement ne faisons qu’offenser DIEU. Il en est ainsi même de ceux que l’Église béatifient et qui étonnent par des prouesses vertueuses qui en fait ne proviennent absolument pas d’eux ce dont nous avons du mal à croire. Alors qu’est-ce que la sainteté qui est un devoir pour tous? Poussé par les prémonitions concrètes d’un âge d’or de l’humanité à venir, peut-être dans un temps proche, et que Marthe Robin, stigmatisée, appelait le Printemps de l’Église, les conditions interreligieuses, pour tous donc, en sont dites et redites depuis le début de ce site et développées progressivement... Il ne s’agit simplement que d’UN REGARD intérieur, sans cesse renouvelé par ce que sans cesse fuyant, vers la reconnaissance de l’humiliation Divine ici-bas, déterminant un état d’humiliation moral qui a été celui accepté par les sociétés humaines primitives et que seul il est vrai le Messianisme du juif Jésus a révélé. C’est le fondement de la Miséricorde que veulent exprimer, si difficilement, toutes les religions bien nées. Nous en avons l’expression dans l’humiliante Passion de Jésus-Christ, traité là comme un ver et non plus même comme un homme. Et nous en avons la finalité par SA résurrection de 40 jours sur terre suivie de SON ascension dans l’Empirée où, si nous le voulons ( c’est à dire si nous ne refusons pas de nous humilier ensemble et d’accueillir ainsi l’infini de la Miséricorde Divine), nous sommes tous attendus pour l’éternité d’une jouissance sans mesure ... Nous avons besoin par dessus tout du concours de la juive vierge mère Marie pour aller à Son Fils ....

11/02/07 Jésus homme ...

Le sentiment mystique, provenant du hors-nature, n’est pas donné à tout le monde. En revanche il exige davantage. Le sentiment religieux, lui, provenant de la nature, s’il ne paraît pas non plus donné à tous, peut être acquis par le raisonnement de la pensée. Il ne se mélange pas au sentiment mystique mais ayant cependant les mêmes règles, il prête par là même à confusion ce qui parfois à notre époque en décourage plusieurs pour ce que je vais préciser plus bas. Il est un acte de la volonté libre, pas toujours sensible, qu’il convient de maintenir jusqu’à la mort. Ainsi donc on peut aborder le sentiment religieux en ayant affaire à la simple humanité de Jésus. Mais beaucoup voudraient goûter les sentiments mystiques, non pas par une intention droite de louer davantage DIEU jusque dans l’épreuve, mais pour en avoir seulement la jouissance. Aussi il ne faut pas avoir peur de se livrer à l’étude de l’homme Jésus, qui, LUI, s’adresse à la fois au religieux et au mysticisme, en comprenant cet appel constant qu’il lance par toute SA vie et SA mort, jusqu’à compris SA résurrection dont les disciples témoignent, à l’acceptation de l’état moral d’humiliation qui semble bien avoir été celui de l’homme primitif avant la transmission de la faute d’orgueil originelle. Il en résulte alors une approche de la notion de DIEU qu’IL dit ÊTRE LUI-MÊME, tout à fait différente de celle qu’on est tenté d’imaginer, souvent évidemment en vain .....

12/02/07 religieux et mysticisme ...

Sans aucun doute il faut distinguer les deux bien que leur enseignement soir rigoureusement semblable. Il y aurait, dit-on, plus de 50% des gens qui auraient fait ou font dans leur vie une expérience mystique parfois considérable mais peu en tirent des conséquences bénéfiques sinon inverses. Ceux qui sont réellement ouverts au problème mystique forment une toute petite minorité parmi les croyants alors que le nombre équivalent y est violemment hostile. Quels sont donc les rapports que les religions entretiennent entre esprits religieux et esprits mystiques? D’une part il peut être difficile de distinguer entre les uns et les autres, d’autre part lorsqu’ils s’affirment nettement leur rapport peut être souvent conflictuel. Mais ce n’est pas forcément parce qu’on est mystique que l’on est dans le droit chemin et inversement. Dans la foi catholique la route est tracée sans ambiguïté autant du moins que la nature humaine le permet dans un temps donné. Toutefois la marche peut rester chaotique entre les deux bien que nous croyons que La Providence conduit cette Église d’une main sans faille. C’est ce qui fait du reste l’unité oecuménique dont la conscience est encore à développer. En effet sous le coup du péché originel les mystiques comme les religieux ou tout homme quelconque ont une tendance subtile d’orgueil à ne vouloir considérer que leurs propres problèmes. Aussi faut-il avec Jésus et Marie ne pas hésiter à communier librement et fidèlement aux détails humiliants de notre livraison sous quelque forme qu’elle se présente, connue ou inconnue, visible ou invisible ... C’est la victoire de tous les écrasés de la terre .....

13/02/07 Jésus conscience ....

Le Christ n’est ni plus ni moins que la voix parfaite de la conscience qui est en chacun de nous, incarnée en l’homme Jésus, juif de la génération de David. On la voit exprimée clairement lorsque l’apôtre Pierre dans la barque au milieu d’une tempête effroyable et croyant avoir affaire à un fantôme, se décide follement rien qu’à la reconnaissance de cette voix de se précipiter sur les eaux pour y marcher et rejoindre ainsi Jésus. Tout au long des évangiles il en est de même. Mais cette voix Christ et conscience, présente en tous, humiliation parfaite de DIEU en l’homme, est infiniment délicate et fragile. Elle a besoin d’être entretenue constamment par une fidélité ou plutôt par un retour humble continuel de fidélité. Elle est un compagnon libre et réservée qu’on doit défendre. Elle est plus réelle que nous-mêmes. C’est la prière qui nous met en étroite relation avec elle. Cette voix est plus ou moins vive en chacun selon ses dispositions. Nous en sommes l’objet le plus attentionné et le plus mesuré adapté à la réalité de notre être profond. Elle est la plus discrète car il faut pour l’entendre en prendre un soin constant en s’efforçant de nous humilier des offenses qu’on lui fait. Elle est le Christ-DIEU. En s’en rendant compte on est loin des disputes théologiques qui font cependant partie de la nature pécheresse de l’homme. Il faut aussi s’efforcer d’ajouter gratuitement aux mortifications ordinaires de la nature sans rajouter à ses iniquités déjà infinies ....

14/02/07 Jésus chef de guerre ...

Sans manichéisme possible par suite de notre complexité toujours changeante et notre liberté toujours sollicitée, mais, sans aucune espèce de doute, le monde est divisé en deux camps, ce qui est plus sensible aux esprits religieux qu’aux autres. Le Christ Jésus y est venu apporter une guerre inexpiable... Chef de guerre et Christ-Roi, IL se présente le front transpercé d’une couronne d’épines, sur les épaules un manteau royal de dérision, déchiré et sanglant, pour sceptre un vulgaire manche à balai, les yeux bandés d’un chiffon couvert de crachats... C’est le Seigneur de l’univers. C’est dans cet apparat qu’IL conduit SES troupes à la bataille, SES officiers étant au Q.G. de la livraison, pour la victoire de l’Éternité.... Un de mes petits fils se gaussait du ridicule moderne des gardes Suisse papales... Depuis 2000 ans l’affrontement est sans merci. La royauté humiliante du Christ Jésus fait feu de tout bois. Son humiliation victorieuse s’empare de tout, depuis les richesses incongrues de Son état du Vatican jusqu’au dénuement d’une teresa de Calcutta en passant par ce que nous sommes.... Malheureux qui s’en scandalise ou au contraire l’admirerait sans l’imiter. S’il ne se convertit pas comment pourrait-il entrer dans le Royaume des Cieux, horreur de la terre, jouissance de l’éternité?... Mais s’il est donné d’annoncer la glorification du Christ Jésus déjà sur terre et les conditions étonnantes qui subjugueront le monde en même temps que la fragilité de ce BEAU temps qui vient, où est l’armée des enfants-de-rien fidèles appelée à combattre jusqu’à la fin des temps?.... Pourquoi ce désert ? ....

15/02/07 champ de combat ....

La communion à l’humiliation Divine est le chemin de l’amour pour la livraison finale qui ouvre l’éternité de Gloire. S’unir donc aux Cieux avec le regard de la Passion jusqu’au gibet.... La vocation si simple de l’homme n’est qu’un instant de peine pour une jouissance sans fin..... Le champ de combat est à l’intérieur de nous mais il irradie sur toute la surface de la terre et du Ciel. C’est sa radiance qui fait notre tourment .....

3e semaine février 2007