16/06/03 Il y a des âmes qui sont "nécessité de Gloire pour DIEU" et d'autres qui sont "Son luxe de Gloire", mais toutes doivent être ou devenir en état de livraison..

Il faut sans cesse revenir et s'intégrer aux souffrances sans mesure du Christ, dans le bonheur comme dans le malheur. C'est notre orgueil spirituel inouï qui peut nous le faire craindre comme si nous étions capable, dans notre faiblesse et indignité sans nom, de supporter ce que LUI ou les saints ont pu souffrir pour notre salut....

C'est à la Vierge Marie, aux noces de Cana, que nous devons le poids thaumaturgique supplémentaire supporté par Jésus pour nous dans l'Évangile.

Oui, c'est la souffrance unie à celles ineffables de Jésus-Christ qui dénoue le lien du péché des âmes, et même si l'on n'en est pas capable ou de peu, il faut sans cesse se plonger en pensée dans l'agonie de toute la vie du Christ, si l'on veut participer réellement à faire vivre le monde.....

Une seule âme manque à DIEU et par SA nature sans limite d'amour même, DIEU serait dans une détresse infinie. Ainsi IL est en exil avec chacun de nous dans l'univers qui est temporairement nécessaire à la pleine réalisation de l'amour.

17/06/03 Ne cherchons jamais à nous justifier, car l'homme est injustifiable. Seules les souffrances Divines du Christ qu' IL a portées pour notre amour, si nous les acceptons, permettent faire de nous des justifiés gratuits, malgré tout...

Lutter et aimer, sans honneur, sans gloire et sans consolation autre que TA paix...

18/06/03 L'extrême froideur de la politique ecclésiale contraste vivement avec la chaleur brûlante mystique, mais cette politique doit être forcément nécessaire à la faiblesse inique de l'humanité. C'est cela qu'il faut bien se dire et finalement les mystiques ne doivent avoir des droits qu'après leur mort terrestre et avoir épuisé, avec le Christ, leur corps et leur esprit dans la pénitence et la charité vivantes.....

Le plateau terne de notre âme ,corps et esprit que nous essayons de polir pour que puisse s'y refléter l'amour Divin dans ses sensibles souffrances de tendresse en trente trois ans et neuf mois d'existence sur terre, qu'un jour enfin, on y voit clairement la réalité du visage de DIEU-homme se révéler en toute vérité....

19/06/03 Creuser toujours plus loin la connaissance de notre abîme d'iniquité, mais pour l'amour du ciel, s'efforcer de ne pas en rajouter. En effet la profondeur sans mesure de notre abjection d'amour-propre se suffit à elle-même et doit nous pousser à un véritable effort de pénitence. Cependant si, dans notre ingratitude cruelle pour le Christ, il nous arrive d'en rajouter, plongeons-nous encore dans la plénitude d'amour Divin qui nous déborde de tous côtés. C'est l'humilité de DIEU qui est le fondement de toutes les vertus y compris de l'amour qui nous sauve...

20/06/03 Dans la paix-joie avec les souffrances du Christ soyons donc la petite pierre infime qui déclenchera l'avalanche de grâces et que personne ne connaît hormis Dieu pour le temps qui est le Sien. Il nous faut épouser la patience Divine.. (qui franchit les générations et dont le but dernier est notre union dans l'éternité)

Le malentendu de l'homme avec DIEU résulte dans le fait que le temps n'est pour DIEU qu'un lieu d'épreuve pour la liberté de l'amour en vue de sa fusion unitive éternelle alors que l'homme dans sa faiblesse inique voudrait y faire sa demeure...

Voilà ce que Gabrielle Bossis (Lui et moi, Beauchesne tome V n°132) traduit par la voix intuitive du Christ lorsqu'elle pensait craintivement à la souffrance:

Crois bien que la nature humaine ne peut aimer la souffrance pour elle-même. MA nature humaine ne l'aimait pas non plus. Mais la surnature* s'en empare comme d'un instrument à servir DIEU, soit pour SES desseins propres et c'est le plus parfait, soit pour des grâces que nous voulons obtenir, mais que nous soumettons à la Volonté du Père.
Et toujours, MA petite enfant, il vous faut vous unir à MES souffrances.
Pour activer votre intention, vous pouvez les choisir, ces souffrances de MOI:
Celles de MON enfance,
Celles de MON adolescence,
Celles de MA vie publique.
Celles causées par des paroles, par des actes, par les ingratitudes de ceux que j'aimais.
Et MA souffrance de la souffrance que JE causais à MA Mère, à MES amis, pendant les tortures de MA Passion...
Ne perdez aucune de vos précieuses souffrances.
Trempez-les dans la joie surnaturelle*.

* Combien peu d'âmes arrivent à faire l'expérience véritable de la surnature ou du surnaturel ou seulement à  en accepter le témoignage complètement en esprit et en vérité. C'est pourquoi si peu comprennent ou appliquent l'efficacité sans pareille des souffrances unies à celles du Christ, malgré l'enseignement de l'Évangile reprise par l'Église. Mais il faut dans la foi chercher sans se lasser malgré les obstacles constants de notre côté et du côté du monde ou des esprits mauvais.

21/06/03 C'est une très dangereuse tentation dans la joie matérielle comme spirituelle de ne pas contempler les souffrances du Christ. La surnature est sur terre un élément extrêmement délicat et fragile qu'il faut protéger et entretenir par tous les moyens en notre possession, le meilleur étant la pratique de l'Évangile....

Qui dira jamais l'infinie sensibilité de l'humilité Divine. Elle commande Sa création.

Le mal-être est produit partout dans le monde, à propos de n'importe quoi. Avec Jésus, il faut le porter car il est aussi nécessaire à la liberté vitale de l'amour...

22/06/03 Comment descendre assez bas dans notre grossièreté spirituelle, sans vouloir mesurer dans la foi la douceur et l'humilité Divine qui s'offre sans cesse par la chair et le sang trois fois saints de Jésus-Christ, en une douleur sans limite...

.....fusion unitive....

Ô Mère du Verbe (co-rédemptrice) qui avez enfanté Jésus à chaque instant de SA vie (sans quoi IL n'aurait pu rester sur terre) daignez enfanter cette âme en LUI pour que la Volonté du Père se fasse en elle comme tout autour...

23/06/03 La sensibilité délicate et infinie de DIEU ne s'effraie pas, en Christ, de la grossièreté brutale et égoïste de l'homme mais demande qu'on l'accueille, en recommençant sans cesse, avec la même intention qu'a eu toute sa vie la Vierge Marie pour accueillir celle que Son Fils nous a livrée au nom de SON Père...

La pauvreté du psychisme de Jésus ne permettait pas à son humanité de s'aider elle-même. Mais la puissance de SA Divinité n'était pas cachée et était manifestée sans cesse autour de LUI. Seul l'amour-propre de ceux qui L'entouraient, hormis Marie, Sa Mère, et un peu St Joseph, Son père adoptif, les empêchait de la voir, jusqu'au jour où ayant rassemblé autour de LUI quelques pauvres disciples, pour leur enseigner la voie du sacrifice total, rédempteur du monde, Marie, aux noces de Cana, L'a engagé à commencer de lever en partie cet aveuglement des disciples hésitants et du peuple ...

C'est la faiblesse de l'homme qui est cependant inique en elle-même puisqu'il a été créé à l'image du DIEU à la fois Tout Puissant et en même temps infiniment humble qui attire malgré tout la Trinité à s'unir en chacun d'entre nous......

4e semaine juin 2003