01/10/02 L'abjection (et la souffrance qui va avec) dont le Christ s'est recouvert dans toute Sa vie, dépasse l'imaginable. C'est l'abjection du péché des hommes, passés, présents et à venir dont ils sont incapables de porter le poids terrifiant.

Chaque âme dans la mesure pour laquelle elle a été créée est responsable du salut d'âmes innombrables qui sans cela se seraient elles-mêmes condamnés, en fonction dont elle fait fructifier sa foi et bien sûr les vertus qui l'accompagnent.

La justification du Christ plonge ses racines à l'intérieur de la ruine originelle de l'humanité, non seulement pour maintenir celle-ci en vie grâce à Ses justifiés mais aussi pour ouvrir aux âmes, qui ne le refusent pas sciemment, la fusion éternelle.

02/10/02 C'est dans la mesure où nous nous rendons de plus en plus intime, en pensée et dans les faits, à Jésus et au triomphe sur le péché de toute SA vie que nous travaillons davantage au salut du monde pour cette terre et pour l'éternité.

... au delà de toutes consolations ... commencer et recommencer sans cesse ...

03/10/02 Que dans l'abjection de notre orgueil, nous entendions, à travers SES souffrances, le cri doux et humble de la Victoire du Christ et que nous la servions.

Pour éradiquer l'orgueil humain, la     pleine Toute Puissance du Christ est nécessaire, mais il y faut ajouter encore la libre participation de l'être humain.

04/10/02 Dans la joie de son Magnificat, comment la Vierge Marie eut pu ignorer la nécessité de la souffrance rédemptrice pour elle-même?

Même aussi insignifiante soit-elle, à cause des élancements subtils d'orgueil dont elle est continuellement l'objet, l'âme a besoin des souffrances purificatrices entières de la vie du Christ (celles de Son incarnation, celles de Son enfance, celles de Son adolescence, celles de Son âge mûr, celles de Sa mission, celles de Sa Passion jusqu'à Sa résurrection). Car l'ignominie humaine intérieure atteint des limites inconcevables. De fait, notre néant, sans cesse à conquérir, est la seule chose que l'on puisse offrir dignement à Dieu.

A ma note du 23/09/02 un moine a bien voulu discuter avec moi, d'une manière singulière, m'accusant d'un infantilisme qu'il n'est pas facile de nier. Il est cependant parfois difficile de se rendre compte que c'est justement sur la base  du génie humain de Jésus-Christ que peut se faire l'accord de tous les hommes (religieux ou non). L'humilité humaine unique, absolue et sans faille de  cet homme, contrairement à tous les autres fondateurs de religion et bien plus à nous-mêmes, tend à nous relever, aussi doucement qu'il est possible, de notre océan d'orgueil viscéral. Étant immergé dedans, pour beaucoup, ce n'est pas trop évident bien qu'on puisse en voir plus facilement les effets dans nos rapports avec autrui. C'est vrai aussi que l'hypocrisie, même à un degré infime, peut être la constante de tous les hommes sans aucune exception, aussi saints soient-ils, hormis Jésus-Christ par nature.
Je pense que c'est sur le développement de ce caractère du Christ, faisant sien l'humiliation d'un Dieu humblement Tout Puissant que devra se faire l'enseignement à venir de la Messianie du juif Jésus dans Son amour pour nous.
(Qu'en pensez-vous?....   message envoyé en spam.) 

05/10/02  Tout pardon est dans la vie sacrificielle du Christ. 

06/10/02 Jésus-Christ, dans Son infinie souffrance d'amour, témoigne de l'humilité sans mesure de Dieu, victorieuse de l'orgueil viscéral humain     (qu'on le croit d'origine ou non ) et nous demande, à notre tour, d'être le témoin de Son Amour pour en imprégner, malgré lui, le monde et le sauver.

.... Tant de pardons ..... en vivre, tout en faisant effort dans les hauts et les bas, jusqu'au bout....

07/10/02 Chaque âme a sa cellule d'influence. Que ce soit pour Dieu Seul puisque tout est Dieu hormis le péché...

2e semaine octobre 2002