02/10/00 Gasville. Saints anges gardiens si présents. Même à mon âge, si on en a l'opportunité, on se doit de mettre notre expérience au service de tous ceux qui nous entourent, quitte à ne pas être compris et à devoir, malgré tout, perdre un agréable confort spirituel et matériel.

    Je me rends bien compte que ce que je peux dire (et mal dire) ne peut être au goût de tous. Du reste je suis comme un bébé dans les langes et ne puis que vagir par rapport à l'élite humaine et spirituelle qui nous domine dans tous les domaines. Courage donc et prudence aussi!

Désormais mon journal sera écrit ici de façon à ce que je sois livré à tous pieds et poings liés.

03/10/00 Gasville. La spécificité spirituelle catholique est souvent mal comprise.                  Le catholique est celui qui AVEC le Christ porte sur lui les péchés du monde et les répare. Le Christ seul par les douleurs insondables de Son Incarnation et de Sa Passion suffit à réparer tous les péchés de l'univers. Mais pour les catholiques, Ils nous donne ordre (sacramentellement:" faites ceci en mémoire de MOI") de s'unir à LUI dans cet acte unique de rédemption. C'est pourquoi le catholique uni à La Vierge Marie co-rédemptrice par excellence, doit être lui-même en quelque sorte co-rédempteur.

    Le catholique a d'abord à porter au Christ-Dieu ses propres péchés. Certains pensent que l'homme est bon naturellement. Que ce ne soit pas une volonté ,consciente ou non,de s'auto-justifier! Car l'homme bon tire le bien de son fond et l'homme méchant tire aussi le mal de son  fond. Mais nous nous croyons que Seul Dieu est bon.

Ensuite le catholique a à porter les péchés de l'Eglise, de ceux qui sont assis dans la chaire des apôtres, prêtres et évêques (même du pape), comme de chaque fidèle, à quelque degré qu'il se présente, pour que chacun soit uni à la chair du Christ, unique sauveur.

    Puis il a à porter au Christ et avec LUI tous les autres péchés sans en excepter aucun.

04/10/00 L'Eglise, au cours de l'histoire, a eu bien du mal à se séparer des sciences. Maintenant qu'il s'agit bientôt de s'y réunir de nouveau, saura-t-elle le faire plus facilement? Pourtant la vocation de l'Eglise catholique est claire: C'est avec le CHRIST et la juive Marie Sa Mère, toujours vierge, réparer les péchés du monde et à ce titre réparer les siens propres.

    Mes vagissements de bébé sur Internet, peuvent-ils lui servir?

05/10/00 "Être petit c'est être encore quelque chose" écrit Gabrielle Bossis, "toi, tu n'es rien". Je me reconnais en ce "rien". Le rien est cependant près du tout, puisque les extrémités se touchent; à condition toutefois de le creuser sans cesse.

    Ainsi, où irais-je? Sinon, avec allégresse, dans ce néant que TU m'as préparé, de toute éternité, et d'où je crois fermement que TU veux me faire renaître pour la gloire des cieux

En effet la seule chose parfaitement humble, digne du tout , c'est l'indignité du rien; celle digne de l'être, l'indignité du néant; celle digne de la gloire, l'indignité de l'abaissement......

 06/10/00 L'homme n'est que l'expression d'un néant révolté, dès son origine. Même les plus saints, hormis le Christ-Dieu et Sa Mère, immaculée dans sa conception, n'échappent pas à cette révolte, aussi imperceptible soit-elle à nos yeux.

07/10/00 Écrit hier à la télévision catholique. Ils ont posé, comme ont l'habitude de le faire plus souvent les médias ordinaires, un faux problème. Le vrai débat ne devait pas être: "Pourquoi Dieu permet-il la souffrance?" mais "Pourquoi Dieu ne permettrait-IL pas la souffrance?"

   L'Evangile explique pendant tout son long ce qu'est la souffrance sur terre. Mais à cause de notre orgueil et de notre dureté, même chez les plus saints, nous ne voulons pas le comprendre. En effet le Christ ne montre-t-il pas dans toute Sa vie, LUI qui a souffert l'indicible depuis Son incarnation jusqu'à Sa résurrection, en passant par Sa passion, que la souffrance est le témoignage de l'humilité et de la douceur de Dieu, centre de Son Amour? Vraiment que celui qui veut comprendre, comprenne!

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