01/09/02 Ne nous trompons pas d'amour...

02/09/02 Si les évangiles ont si peu traité directement de la lutte féroce de Jésus-Christ contre la sensualité, c'est que cet état si absolument général , qui n'est qu'orgueil de la chair, ne peut se combattre que par le mépris humble, violent et  douloureux que le Messie en avait, en nous y unissant de toutes nos forces.

Les joies et les peines de la création humaine ont été faites pour amener doucement la spiritualité de la créature à sa plénitude, même sans la mort, dès cette terre (le paradis terrestre). Ses représentants exclusifs (Adam et Ève) n'ont pas été capable d'en assumer les exigences Divines. Il en est résulté un attachement général aux joies de la création qui ne sont que futilités préliminaires, ainsi qu'une fuite générale des peines qui elles sont de primes nécessités. Ainsi la création sur le plan spirituel , aussi bien souvent que sur le plan matériel,  est devenue une véritable mer d'abjection dont nous avons à nous extirper de gré en esprit (vie de foi) ou dont nous sommes extirpés par la force (confirmation de la mort).
Voilà le sens que je donne à la Genève dans la Bible.

Chercher à unir nos pauvres sentiments de mal-aise à ceux, si infiniment plus violents à cause de la rédemption de notre orgueil, de Jésus-Christ, présents dans toute Sa vie et au paroxysme de Sa Passion, sans quitter de vue Sa résurrection.

03/09/02 Dans ce monde de révolte, nous soumettre au Seul soumis par nature le Christ Jésus, vrai Dieu et vrai homme. Chercher en droiture de conscience, avec la grâce de Dieu, Son véritable visage, Celui qui ne dépend pas de notre orgueil.

04/09/02 Les mortifications de toute la vie de Jésus-Christ ont atteint le sommet total, dans sa sensibilité humaine infinie, de toutes celles dues par l'être humain. LUI nous en demande seulement une union, même infime ou encore sporadique, pour pouvoir amener le monde à sa plénitude, par l'application de SES mérites.

05/09/02 Comme Jésus devait souffrir rien qu'en mâchant la nourriture du repas des pharisiens auquel il était invité! Chacune de ses dents devait ressentir la douleur d'une véritable rage de dent, face à cette hypocrisie (dont nous sommes tous coupables, même à notre corps défendant *) qui fait tant de mal à l'humanité comme à Dieu.
*Le Christ toutefois nous cache l'immensité de notre culpabilité que nous ne pourrions supporter par suite de la faiblesse de notre foi en la Miséricorde Divine.
Cependant n'ayons pas peur d'élargir la connaissance que nous pouvons avoir des douleurs de Jésus-Christ, elle approfondit la connaissance de la bonté de Dieu, bien que personne sur terre ne sache vraiment s'il est digne d'amour ou de haine.

Il nous faut sans cesse offrir au Père des cieux, le mal-aise , terrifiant et continuel, dû à l'amour, ressenti dans toute Sa vie par Jésus-Christ, à cause de notre péché, en y unissant nos propres pauvres mal-aises souvent entrecoupés de consolations.

06/09/02 Les paroles sont un échappatoire pour tergiverser devant le but final demandé à tout être humain. Comment ne pas être indulgent devant leur nécessité qu'implique notre faiblesse. C'est vrai aussi qu'il y a parole et parole, tout résidant dans leur orientation (donnée et reçue).

Le mal-aise incommensurable de Jésus-Christ dans Sa lutte constante et victorieuse de l'orgueil humain triomphera par l'offrande conjointe que nous en ferons avec nos propres joies et douleurs (dans la foi, l'espérance et l'amour).

07/09/02 Oui, le Seigneur Jésus, porte la victoire de ce brimborion d'orgueil.
C'est LUI, la perle rare et unique enchâssée dans la race juive en la Vierge Marie, pour révéler la nature humble du Dieu d'amour Tout Puissant et offrir d'y soumette, si elle le veut, la nature froide et orgueilleuse de l'humanité entière.

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C'est la reconnaissance par Israël du génie humain de Jésus-Christ, lui donnant le titre de Messie universel, qui proposera la paix au monde et ouvrira  l'ère d'épanouissement de l'humanité. Cette reconnaissance du juif Iéshoua peut-elle  se faire sans concomitance avec les avancées ultimes des sciences physiques, ce qui risque d'attirer une incompréhension de la part des églises chrétiennes traditionnelles et risque en effet de laisser ouvert la voie à un reniement éventuel?
Mais ne doit-elle pas, de toute façon, être précédée d'une avancée oecuménique?
Et cette dernière ne peut exister réellement si l'on ne reconnaît pas le mal viscéral de l'homme mis à jour par le Christ et le traitement qu'il a vécu LUI-MÊME.
Il s'agit là d'une oeuvre d'amour et l'Église nous a donné dans les temps modernes son docteur: Thérèse de l'enfant Jésus.....

08/09/02 Même l'âme la plus insignifiante du monde possède en elle-même, un abîme insondable d'orgueil mortel dans lequel l'univers peut se perdre. A elle de chercher le sur-abîme infini d'humilité qui peut lui donner la vie.
Dieu Seul est humble, Son Fils unique Jésus-Christ, l'Esprit-Saint et par grâce unique une créature la Vierge Marie.

La création de l'univers a été avant tout un acte d'humilité Divine, Dieu s'abaissant de l'intemporalité à la limite du temps, en même temps qu'un acte libre d'excès d'amour, devant unir à LUI infini une créature finie.
Ainsi l'amour véritable a besoin d'abord de l'humilité bien que sur terre depuis le péché d'origine, l'humilité, même seulement approchée, sans la souffrance (douleur, humiliation et pauvreté d'esprit) ne soit plus l'humilité. L'amour doit donc faire avec.
Mais il n'est pas facile d'exprimer l'interdépendance de l'amour et de l'humilité. En effet on ne dit pas de quelqu'un qu'il est "un peu" humble alors qu'on dit bien qu'il aime "un peu", "beaucoup"... L'humilité, vertu complètement disparue de l'être humain, ne souffre pas même d'être partagée. Ce que l'on appelle donc humilité n'est qu'un regard, plus ou moins aigu ou constant, sur la seule humilité valable: l'humilité Divine dont seuls sur terre sont porteurs Jésus-Christ et Sa mère Marie.

2e semaine septembre 2002