01/09/04 Nous ne sommes que le recel de la Miséricorde Divine qui fait de nous des voleurs du ciel, encouragés dans ce sens par les relations du Christ sur la croix avec le bon larron ....

Bien que l’esprit du monde se soit toujours montré l’ennemi de l’enseignement de Jésus-Christ, il n’est pas insensé de prophétiser la victoire du Christ sur ce dernier qu’IL peut parfaitement orienter comme dans son entrée à Jérusalem sur un petit âne. La venue du "Christ intermédiaire" ne peut empêcher de se souvenir que en esprit et en vérité SON royaume n’est pas de ce monde.

L’ignominie contrite (si nous ne le sommes pas humilions-nous) que nous sommes, perdue dans l’infini de la Miséricorde Divine répare avec le Christ pour les autres comme pour elle-même; Ce que l’on à peine à faire entendre ... fusionner dans la souffrance ....

02/09/04 "Quoi de neuf .... : DIEU" (LUI et moi)

... Nous ne sommes qu’un court moment dans le temps et l’espace mais promis à la vie éternelle de DIEU, si nous le voulons; inconnu de tous, même de nos proches, sauf de DIEU; ignoré dans la masse, même si nous nous croyons un grand nom, sauf de DIEU; seul avec DIEU en tout et pour tout puisqu’ IL est tout, même ce qui nous environne, hormis le péché, le Christ s’incarnant en notre volonté dans la communion eucharistique et la séparant du péché ( qui n’est que néant), si nous le lui donnons .... Comprenons bien notre volonté intérieure.....

... Les tourments de l’enfer sont plus ressenties par DIEU que par les damnés, mais c’est le risque nécessaire à la liberté de notre volonté pour qu’elle s’unisse en LE consolant dans la jouissance éternelle, à l’humilité et l’amour de DIEU (Les sentiments apparemment opposés de joie et de douleur peuvent être concomitants dans la vie mystique) .

...Certains ont fait de terribles pénitences qui en toute justice sont dues à DIEU, comme Pierre d’Alcantara et tant d’autres. Nous, paralysés par nos péchés qui LUI sont si douloureux, nous ne pouvons que vouloir nous approcher de SON humiliation pour essayer de LE consoler un peu ...

03/09/04 Souffrir avec patience, en nous humiliant, de ne pas souffrir, c’est préparer les moments inverses nécessaires....

La Vierge Marie, aux noces de Cana, avait compris que la faiblesse des premiers disciples de Jésus ne tiendrait pas très longtemps sans l’aide de la thaumaturgie à laquelle elle a convié son Fils...

Il faut exercer la liberté de notre volonté intérieure à fuir de toutes nos forces, en commençant et recommençant sans cesse, le péché que nous appréhendons. Alors petit à petit, de la marche vers le néant qui est le péché, Jésus incarnera dans notre volonté la marche vers SON Être pour l’éternité....

C’est en communiant à la volonté de souffrir sans mesure du Christ, depuis son Incarnation jusqu’au paroxysme vainqueur de SA Passion, pour ouvrir les âmes à l’humilité de DIEU et à SON Amour que nous pouvons travailler efficacement au salut du monde ....

04/09/04 .... accepter l’amertume des perpétuels recommencements .....

..Jésus-Christ est l’unité de la terre et des cieux. Obtenez-nous, Ô coeur immaculée et douloureux de Marie, de rappeler au monde , au moins dans ce qui nous reste de vie, l’essence de SA vie ....

05/09/04 ... rappeler l’essence de la vie de Jésus-Christ c’est vouloir y communier et s’unir à DIEU en plénitude ....

Tout ce qui est fait ( par notre liberté relative naturelle et celle absolue intérieure dans l’oeil de notre conscience) ne l’est que pour obtenir cette solitude à deux, DIEU et chacun d’entre nous, réduite à une, DIEU Seul qui alors débouche sur toutes choses et tout être....

06/09/04 Tout ce que nous aurons fait pour notre propre service, disparaîtra misérablement. Seul subsistera ce que nous aurons fait pour l’amour de DIEU ....

..avoir compassion de la douloureuse attente de Jésus pour la réalisation de SA Passion ...

Ci-dessous, entre autres, instructions reçues par Thérèse d’Avila:

"Penses-tu, ma fille, que le mérite consiste à jouir? N'est-il pas plutôt à travailler, à souffrir et à aimer? Tu n'as jamais entendu dire que saint Paul ait goûté plus d'une fois les joies du ciel, tandis qu'elles sont nombreuses celles où il a souffert. Considère ma vie; elle est marquée par une souffrance constante; tu n'y trouves qu'une seule joie, celle du Thabor. Ne t'imagine. pas, quand tu contemples ma Mère me tenant dans ses bras, qu’elle ait goûté une si haute faveur sans éprouver les plus cruels tourments; dès le jour où elle entendît les paroles du vieillard Siméon, elle reçut de mon Père une claire vue de mes souffrances futures. Aussi les grands saints du désert guidés qu'ils étaient par Dieu se livraient également aux plus austères pénitences, et ils avaient encore à soutenir de terribles combats contre le démon et contre eux-mêmes; ils passaient de longs jours sans goûter la moindre consolation spirituelle. Sois-en bien persuadée ma fille, plus mon Père aime une âme, plus il lui envoie de tribulations; celles-ci sont en rapport avec son amour. En quoi puis-je moi-même te montrer plus d'amour, si ce n'est en voulant pour toi ce que j'ai voulu pour moi? Contemple mes plaies; jamais tes souffrances n'arriveront jusque-là. Voilà le chemin de la vérité, Comprends-le, et tu m'aideras à pleurer la perte où courent les victimes du monde dont les désirs, les soucis et les pensées sont complètement opposés à ces vérités."

Comprenons bien ce texte. Si nous pouvons facilement concevoir que, vu ce que nous sommes, le Père peut aimer d’autres âmes plus que nous-mêmes, bien que SON amour, puisque Divin, s’étende sur chacun avec la même intensité mais avec la plus grande considération pour notre faiblesse, il ne nous est pas possible de concevoir que nous, nous l’aimions moins qu’elles. Alors? Eh bien les plus petits inconforts de contrariétés physiques, morales ou spirituelles, tout autant que les joies que le Père nous donne, si nous les offrons en Christ, c’est à dire en nous humiliant par amour, tiendront lieu de ces austères pénitences des grands saints du désert, en attendant d’autres preuves d’amour...

07/09/04 La souffrance soumise, à l’image de celle du Christ, sert à ouvrir les âmes, proches ou lointaines dont la nôtre, à l’humilité et à l’amour de DIEU pour l’éternité. Celle qui est révoltée, ne fait que nous condamner .....

.... la souffrance ... le but .... sans autre consolation que la joie indicible d’éternité que DIEU donne, non au monde mais à SES fidèles, s’IL le juge bon ....

2e semaine septembre 2004