4e semaine août 2006

01/09/06 preuve par neuf (A.-) ....

Nous qui ne nous considérons pas d’oeuvres, serviteurs inutiles, où irions-nous sinon aux souffrances Rédemptrices du Christ ( notionnel ou non) , heureux si nous pouvons y participer d’une manière ou d’une autre.... Mais la preuve ne serait pas nécessaire si le temps de plénitude de l’amour n’avait été ouverte dès cette terre par Jésus-Christ DIEU Trinitaire. En effet pour l’accomplissement du temps éternel de chacun il aurait suffi que le jugement se fasse seulement à l’heure de la mort... On peut dire il est vrai que pour beaucoup cela se passe ainsi.... Après l’Incarnation, la Passion et la Résurrection, 40 jours sur terre, de l’homme-DIEU cela n’est pas normal.... On peut dire aussi, il est vrai, que l’on n’est pas maître de la forme de sa foi, ce que Jésus souligne LUI-MÊME et que d’autre part ce qui compte est le choix profond de la liberté réelle de notre vie, ce que Jésus souligne également... Toutefois il est impossible de s’en contenter délibérément , d’autant plus que d’aucuns peuvent voir par anticipation les connaissances humaines arriver à échéance. Donc même si l’on peut considérer que l’Amour de DIEU et du prochain reste l’activité première fondamentale de l’homme, son éclatement n’en demeure pas moins patent. Aussi il est nécessaire que son propre fondement, base de toutes choses soit expliciter. Cela doit l’être aussi clairement que le permet l’inconcevabilité de la liberté de l’être humain intérieure et extérieure, bien que nous en connaissions les modalités ( contrainte des lois: rouler à droite ou à gauche suivant les nations, prier ensemble au culte le dimanche, le samedi ou le vendredi suivant les religions ....) ... C’est pourquoi il n’y a pas à hésiter à interroger les profondeurs inconnues de l’homme jusqu’ici et plus loin que cela n’a jamais pu être fait dans les abysses mystiques notamment si souvent récusées sans raison par les rationalistes. On peut y constater qu’il y a déjà deux paramètres extrêmement sensibles en contrainte avec la liberté humaine qui se conjuguent cependant aisément ensembles, la souffrance et l’humiliation ....

02/09/06 preuve par neuf (B.-) ....

Souffrance et humiliation... de la première on en parle car elle semble malgré elle rationnelle. Du reste la médecine (et d’autres disciplines soumises à la raison) ne cherche-t-elle pas, comme il se doit, par des progrès constants à la combattre? ... De la seconde pudiquement on se tait car elle ne semble pas rationnelle... Et si justement ce n’était que la clef de la première et quelle clef?!... En effet pour échapper à ses affres les individus et les nations choisiront la violence sans tenir compte du préjudice même qui peut leurs revenir plus intensément.... C’est donc une clef brûlante qu’on ne peut approcher n’importe comment .... Pourquoi cela? Voilà la question que pour l’époque que nous pressentons parfaite qui doit s’ouvrir nous devons nous poser, sans a priori ni de rationalité raisonnante ni d’irrationalité mystique. Il faut d’abord lever l’équivoque de la mystique dont la raison a horreur car il ne lui est pas donné le pouvoir de la contrôler. En fait dans la vie humaine spirituelle il y a deux extrêmes, la raison et la mystique, entre lesquelles la grande majorité est fluctuante. Dans le temps qui vient on suppose que cette majorité se stabilisera à condition que la mystique occupe sa place dans le monde. Car si on veut comprendre la nature de l’humiliation on ne doit pas avoir plus peur de son irrationalité que celle dite de la mystique. Aussi poussé par une entrevision de l’approche irrationnelle des connaissances techniques, il faut à tout prix dès maintenant entrer dans la mystique et reconnaître l’universalité et l’unité de cette dernière par rapport aussi bien à la souffrance qu’à l’humiliation .... On pourra facilement alors constater la liaison étroite de ces deux entités .... En effet ce qui rend insupportable la douleur, c’est qu’elle agit contre notre volonté propre. Quitter cette volonté ne la supprime pas mais la rend étonnamment plus légère à porter. D’autre part c’est faire ce que le "Christ" de toute religion bien née enseigne et donc valorise l’action de l’âme jusque dans l’interférence des esprits pour le salut du monde. Mais quitter sa volonté propre, c’est ce qu’on appelle "s’humilier" .......

03/09/06 preuve par neuf ( C.-) .....

Il est un fait que quitter sa volonté propre alors qu’elle est sollicitée constamment depuis notre naissance, sinon notre conception, par la recherche du bonheur qu’elle réussit à donner et qui de plus semble vital, ne serait-ce que celui de la nourriture, n’est pas une mince affaire!.... En grandissant la sollicitation de cette volonté propre à se développer par l’attrait des jouissances mises à notre disposition comme de la nécessité apparemment évidente ne s’amoindrit pas..... Mais comme on dit communément les bonnes choses de la création ne sont-elles pas faites pour servir et être utilisées?... Et si justement, chose dure à dire, elles n’étaient faites que pour manifester notre liberté et être sacrifiées?... Sacrifier à quoi et comment ?.... Ne sont-elles pas à l’évidence nécessaire au développement de notre être? Le bonheur de vivre éprouvé, bien qu’aussi à l’évidence aléatoire et limité dans sa durée, n’est-il pas suffisant?... Toutes questions qui dérangent lorsqu’on les remet en cause par un questionnement accidentel ou religieux.... C’est donc à nous de voir, chacun, où nous en sommes ... On ne peut rien tirer de l’apathie des âmes mortes à ce sujet. Elles vivent sans vivre et n’ont d’être humain que la responsabilité qui leur incombera toujours ne serait-ce qu’à la dernière heure de la vie. Mais les âmes qui acceptent seulement d’entrouvrir leur esprit à cette question, ne serait-ce que pour une raison fortuite, se revêtent d’une obligation de marche vivante et continuelle sans jamais plus se lasser jusqu’à obtenir la réponse de vérité qui ne sera pas forcément celle qu’elles auraient prévues et qui de fait dans sa modalité est unique à chacun bien qu’elle soit aussi valable pour tous. La liberté intérieure nécessaire à l’épreuve de la vie sur terre et que personne ne peut aliéner est en effet un principe contradictoire, seul entre tous, qu’on ne peut en réalité s’approprier puisqu’il est choix constant .....

04/09/06 preuve par neuf ( D.-) ....

.... Ainsi on voit que quitter sa volonté propre, ou son équivalence qui est d’entrer en état d’humiliation, même partiel, plus ou moins douloureusement suivant les niveaux possibles, n’est que l’exercice de la liberté intérieure. La liberté extérieure ou physique ( même morale) , bien que paraissant accaparer tous nos soins reste mineure à côté.... En effet si tout n’était que bonheur, comment mettre à jour un quelconque effet de libre-choix véritable? Finalement la contrainte qui lui pèse, ne faut-il pas mieux la prendre à bras le corps plutôt que de la nier?... On peut dire que sauf exceptions c’est en général ce qui arrive dans tout ce qui est matériel et l’on se débat normalement pour s’en sortir au mieux. Du reste même à cet égard la psychologie ne fait-elle pas des progrès?... Cependant la liberté intime à nous-même n’a-t-elle pas d’autres contraintes? Il faut être honnête en s’interrogeant sur ce point que l’on voudrait profondément caché, car de fait il implique le fondement de notre raison d’être, finalement du TOUT, de DIEU LUI-MÊME.. On voit très bien par la vie de Jésus-Christ dans les évangiles qu’il y a une partition de l’humanité à ce propos dont nous dépendons nous-même..... Pourquoi chercher à l’expliciter alors que l’Église catholique le fait traditionnellement très bien pour nous à travers ses sacrements notamment l’ Eucharistie. C’est quelque chose de coûteux à faire mais on y est poussé à la fois soit par quelque prémonition d’avenir (www.f-v-m.net science, philosophie ....) ou seulement par l’ordre prenant de Jésus-Christ de faire des disciples de toutes les nations, sans à l’évidence briser la personnalité originale de leurs religions et de leurs cultures dans ce qu’elles ont de conformes à celle de l’homme-DIEU. Dans cette recherche d’unité théologique mystique l’efficacité première reste la communion des saints à laquelle nous croyons, ou interférence de l’action des esprits droits à la quelle DIEU se soumet par SON humble et doux désir de l’union des âmes avec LUI. Car DIEU signifiant TOUT ÊTRE et même rien néant, d’où IL crée la liberté d’Être, S’abaisse à SA créature. Tel est l’enseignement universel condensé de l’Église catholique ..... Les modalités nécessaires à l’usage et à la finalité de la liberté intérieure ne nous sont pas cachées. Elles sont incluses dans la pratique religieuse et dévoilées à chacun, suivant notre conscience, progressivement par l’Esprit Saint, clairement pour les tenants de la mystique et plus obscurément pour ceux de la raison .....

05/09/06 fusionner ...

Dans l’Eucharistie où nous fusionnons, les douleurs incommensurables et hors naturellement pacifiques du Christ comme de tous ceux qui y participent anéantissent nos fautes les plus cachées. À nous de faire, suivant notre échelle , de même vis-à-vis des autres quoiqu’il en coûte ....

06/09/06 preuve par neuf ( E.-) ....

On ne peut comprendre le pardon dévorant de DIEU pour SA créature, autre LUI-MÊME, si l’on n’accepte pas l’humilité et la douceur ( l’une ne va pas sans l’autre) du centre de DIEU révélées en termes clairs et dans sa vie par le Messie Juif Jésus-Christ, Dieu Éternel s’humiliant dans la temporalité, se pardonnant en quelque sorte à LUI-MÊME, l’ÊTRE renaissant du néant libre avec SA créature après s’y être abîmé.... L’incohérence des termes ne proviennent que de l’impossibilité pour l’homme de concevoir un Principe de Contradiction allant librement de l’ÊTRE au néant et vis versa. Il y a cependant une cohérence à entrevoir si on y ajoute le sens Moral qui pourtant du fait de son obligation semble jurer avec la notion de liberté mais qui en réalité en est la structure. Ainsi on ne peut dans la relation de la souffrance et de l’humiliation échapper au vital problème de la morale. Mais si DIEU s’abaisse de l’Éternité à la temporalité, c’est que dans cette dernière l’état d’humiliation est bien l’état normal puisqu’il est celui du TOUT. On peut évidemment tergiverser parce que noyé dans l’état contraire par le "péché originel" ( journal du 25/12/05 qui est plus qu’un conte) on se trouve dans l’état de révolte intrinsèque. À ce titre la nature semble se suffire à elle-même pourvu que nous la dominions par nous-même.... Et nous avons perdu alors le sens de l’état Divin. On le voit bien par la difficulté que nous avons, ne serait-ce qu’à prier ou tout rapporter à DIEU constamment, nuit et jour, qui devrait être l’état habituel d’une créature raisonnable.... Dans la situation peccamineuse coutumière qui est la nôtre nous ne sommes cependant pas complètement perdus. Des hommes, travaillés intérieurement, de tout azimut et particulièrement dans la communauté du peuple Israël ont pu jeter un certain regard vers la nature Divine qui nous échappe ordinairement. Toutefois il apparaît à l’évidence que, nations ou individus, nous restons libres de les suivre ou non. Sans un homme capable de nous fédérer dans la vérité, un Messie, nous restons pourtant sans défense contre nous-même..... Nous n’en reconnaissons qu’un, Jésus-Christ, dont SON Église a à nous révéler l’universalité salutaire ......

07/09/06 preuve par neuf ( F.-) ...

Ainsi la désappropriation déjà douloureuse de notre volonté qui n’est rien d’autre qu’un état moral humiliant du fait de l’état actuel opposé d’orgueil humain est d’autant plus dur. Pour retourner à l’état primitif d’humiliation qui à l’image de celui de DIEU ne pouvait être que l’état habituel de l’humanité, nous voyons combien d’efforts dans l’univers sont nécessaires. Si nous croyons qu’un Messie peut nous être donné pour les coordonner et leur donner un visage salutaire, il est évident que la succession de son enseignement ne pourrait être transmis que dans son esprit véritable... C’est pourquoi nous croyons que la doctrine de Jésus-Christ ne pouvait être gardée, à travers le labyrinthe de notre mauvaise volonté, que par une promesse formelle sur le chef des apôtres et ses successeurs dans la vérité. Sans quoi il ne pourrait jamais y avoir de sécurité à ce sujet vu le bain d’aveuglement où nous sommes sur cet état d’origine. Nous voyons alors combien l’état d’humiliation libre qu’IL est venu recréer s’applique à l’Église catholique et à son chef à qui IL a donné le relais. En effet cette Église forme un ensemble de peuples et de responsables, même s’ils ne sont pas irréprochables , qui n’ont qu’un but, témoigner de l’humilité et de la douceur de DIEU et non pas, où on se trompe souvent, de les leurs qu’ils savent originellement et actuellement inexistantes mais rachetées douloureusement par celles Divines. La charité indiquée par Jésus-Christ en est le moyen privilégié, comme pour d’autres religions, dont le but n’est pas aussi désigné clairement que ne l’a fait Jésus, sont des moyens sensés différents. Mais on peut reconnaître dans Moïse ( l’humble des humbles selon la Bible) comme pour Mahomet, Bouddha ou d’autres saintetés exprimées la part de souffrance analogue due à notre nature orgueilleuse dévoyée qu’ils ont cherché à guérir pareillement. Dans toutes les religions le langage il est vrai peut porter à confusion , du fait de ce que nous sommes et la nécessité, pour arriver au but, d’une vie parfois longue et difficile. Ainsi célébrant la Gloire de DIEU on n’y met pas toujours les facettes opposées de celle de l’humiliation sur terre et de celle de béatitude au Ciel. De fait la douleur temporelle pas plus que la béatitude hors nature ne sont tolérées par notre naturel qu’il faut répéter vraiment dépravé ... Si on peut appeler la temporalité le temps des douleurs ce n’est pas seulement parce que l’être humain y émarge bon gré mal gré mais surtout parce que c’est DIEU qui y souffre, que ce soit infiniment dans SON Fils ou de façon analogique dans les Saints, LUI à qui TOUT est dû et pour qui la moindre séparation de quoi que ce soit est de nature intolérable ......

2e semaine septembre 2006