3e semaine août 2011

24/08/11 Dieu Seul et moi …

Dieu Seul et moi, avec les autres qui sont également Son humiliation comme Lui-Même S’est fait humiliation temporelle de Lui-Même. Ainsi si le croyant voit Dieu partout et l’incroyant nulle part, la réalité est entre les deux voies pourvu qu’on respecte Sa loi sincèrement en esprit et vérité …. Adorons la hiérarchie des saints dans leur temporalité dont le terme du plérôme sera Passion  ….

25/08/11 foi …

La foi vive est réalisme de l’Éternité sans la jouissance ni la vision mais avec la joie surnaturelle du pardon et la douleur naturelle de nos fautes. On doit tout faire pour la chercher et l’entretenir lorsqu’elle nous est donnée en sachant qu’elle peut être remplacée par la dure foi obscure ….

26/08/11 faiblesse …

L’ignominieuse faiblesse de notre foi nécessite les douleurs indicibles, toutes revivificatrices, du gibet de Jésus-Christ et de toutes celles du monde qui Lui sont jointes, offertes par Ses agonies.  Toute humiliation n’est rien en rapport de celle temporelle de Dieu qui relève Éternellement ….  Demander sans cesse pardon d’en être la plus grande honte en fonction même des grâces reçues ….

27/08/11 hasard …

Nous ne croyons absolument pas au hasard. En effet il y a deux sortes de liberté temporelle chapotée par Celle de Dieu qui s’imbriquent l’une dans l’autre : la liberté extérieure totalement contingente malgré les apparences et la liberté intérieure, mystère entier, qui est Esprit et doit s’incliner devant la Liberté Divine, Tout Être, à travers les données de la liberté extérieure. Faire vivre l’humble Toute Puissante Trinité en cet infime instant temporel est d’une grande gloire …. Mais si les uns parlent d’union et les autres de fusion, en réalité il s’agirait d’union fusionnelle …. Fusionnons donc avec Dieu humilié en tout dans la temporalité jusqu’aux moindres détails ….

28/08/11 soins …

C’est tant de soins extrêmement précis qui nous entourent. Pourtant c’est au douloureux gibet du Christ abandonné que nous devons sans cesse être fixés, sachant qu’il est aussi joie de surnature. Et cette joie subtile, délicate et infinie s’incline cependant à nous selon notre faiblesse actuelle …. Les sueurs sanglantes des agonies mêlées de Jésus et Marie nous arrachent à notre langueur ….

29/08/11 imaginer ….

Peut-on imaginer un TOUT-ÊTRE personnalisé, donc Dieu Tout-Puissant, comme humble et doux de Centre ? Pour la douceur si nous l’envisageons seulement temporellement nous nous heurtons d’emblée au problème du mal et de l’impassibilité de la nature sous toutes ses formes, bien que certes il y ait une douceur à vivre…. Au milieu donc des cataclysmes de tout genre et de la mort comment concevoir la personnalisation de la douceur de Dieu… Sans accepter Sa réalité d’Éternité, cela est impossible. Mais si nous concevons cette pérennité débordant l’univers, alors on comprend la douceur d’humiliation du temporel, donc de Son humilité. Il s’agit d’un véritable étalage de néant dont on ne peut comprendre l’origine véritable qu’à travers une notion de liberté …. Cet arrachement au néant même syncopé ne peut se faire sans Lui. Ainsi donc par le gibet du Tout-Être incarné refuser en symbiose eucharistique permanente toute appropriation de créatures ….

30/08/11 croix (douleurs humiliantes) …

Il y a plusieurs croix. Celle du quotidien des actes qui rachète leurs approximations constantes et celle plus profonde de tous les instants qui nous unissent à Dieu Trinitaire. Mais toutes émargent des douleurs indicibles du gibet rédempteur du Christ Jésus auxquelles sont jointes celles du monde entier. Espérer éperdument même et surtout lorsqu’on n’a plus de sentiment d’espérance. Avec les victoires de Tes agonies  rester soumis à notre déréliction finale qui revivifiera tout …..

31/08/11 événements ….

Comment les événements petits ou grands nous sépareraient de la communion perpétuelle au Christ ? Ils ne sont que le tissu journalier des éléments de notre vie quotidienne voulue sur terre …. Mais on souffre toujours mal. Car on voudrait tout transformer en consolations. Ainsi la joie surnaturelle du croyant s’accompagne des douleurs naturelles dues à notre état de créatures finies ….

1e semaine septembre 2011