3e semaine février 2012

24/02/12 fidèles …

Fidèles aux douleurs infinies de Tes agonies, triomphantes, venues chercher ce qui était perdu …. Tout le monde ne peut pas embrasser la Charité ni le signe de la croix, éléments distinctifs des disciples les plus directs de Jésus-Christ. Mais tout le monde peut comprendre que le juif Jésus, issu de Marie, dans sa lutte éminente, jusqu’à l’énorme exsudation de sang unique à Gethsémani, contre lui-même, à lutter toute sa vie ainsi pour vivre un gibet prouvant l’humilité et la douceur de Dieu, Origine de vie qu’il a fait sienne jusqu’à la réalité de survie ….

25/02/12 remercier …

Remercier Dieu de tout écrasement, en souriant toujours même jaune s’il y a évidemment lieu.  Joyeux de donner un peu aux autres de ce qui est appelé le bonheur préparant aussi le salut. Ne cherchons plus si nous avons trouvé qu’il faut toujours chercher. Nous avons trouvé ….

26/02/12 triomphe de l’humilité ….

Dans une pièce écrite pour sa communauté, intitulée « le triomphe de l’humilité » et inspirée par la soi-disant conversion d’une protestante vouée au démon, qui se serait révélée une escroquerie spirituelle, Thérèse de l’Enfant Jésus se contente de signaler « mais l’amour-propre est toujours là ». L’ »amour-propre » est en fait le fondement de tout péché. Thérèse, elle, dans sa sainteté, a employé toute sa vie le meilleur moyen pour lutter contre c’est-à-dire son oubli par l’amour. Ici même au contraire il a été carrément stigmatisé, faisant fuir tout le monde. Il n’est pas sûr cependant que ce ne soit pas nécessaire à la nouvelle ère humaine …. Seul existe par lutte transcendante en Jésus-Christ l’amour de Dieu sans amour-propre, et aussi par grâce unique en Sa Mère Marie auquel St. Joseph a participé plus que d’autres …. Ainsi l’humilité et la douceur infinies de l’Au-delà qui nous attendent pour l’Éternité étant à la racine de notre être nous devons aller les chercher plus loin que l’amour de nous-même …. Quel écrasement libérateur plus magistral que la lutte de la volonté Divine contre Elle-même ! ….

27/02/12 exégèse ….

Persuadés que St. Joseph a vécu la plénitude de l’enseignement Messianique et que nous pouvons donc aimer Jésus et Marie comme il les a aimés, voici notre exégèse :

Le juif Joseph, journalier homme à tout faire, mystique juste, en marge pour une raison ou une autre des Esséniens, s’est vu proposer par les prêtres de son temps l’adoption sous couvert d’un mariage blanc, de la jeune fragile Marie présentant des apparences mystiques dont tout en les respectant les prêtres ne savaient que faire, les Esséniens n’en voulant peut-être pas. Ainsi Joseph a été témoin entier dès le départ avec l’enfant Jésus de la lutte extrême contre Lui-même de Dieu à Dieu pour nous offrir librement les croix rédemptrices de chaque jour …. Toute souffrance, même minime, est un écrasement de notre « amour-propre », racine du péché originel, et de ce fait nous libère de notre attachement au néant pour nous réunir à l’Être ….

28/02/12 vouloir « vouloir » ….

Pour Jésus-Christ il ne suffit pas de porter sa croix, sa souffrance de tous les jours. Il faut « la prendre » c’est-à-dire « la vouloir » délibérément. On voit comment à Gethsémani et évidemment dans toutes les agonies précédentes de sa vie, il lui en a coûté pour cela à lui-même, dans une lutte d’exsudation sanglante de Dieu à Dieu. Nous n’avons donc pas à nous étonner de nos propres hésitations. Du reste pour nous le premier pas et peut-être le plus difficile est déjà de vouloir « vouloir »…. ce qui n’a rien non plus d’évident malgré notre foi ….

29/02/12 ainsi donc ….

Ainsi donc toute souffrance depuis la plus infime jusqu’à la déréliction est un écrasement de l’attachement de notre liberté au néant que vicié on appelle péché originel, amour-propre, égoïsme, ego, çà, etc …. et que Jésus-Christ a consenti à porter sur lui à l’extrême. Comme Lui, on ne peut pas aimer souffrir mais on peut « vouloir » souffrir lorsqu’on a compris avec le temps que c’est le chemin suivi contre Lui-même par le Rédempteur universel pour nous.  La Victoire imprescriptible dure une heure aigue de combat, son terme salvateur une journée …. Il n’y avait aucun moment de repos intérieur en St. Joseph, les yeux fixés sur l’enfant Jésus offrant l’épreuve douloureuse de sa journée après une lutte sanglante envers lui-même …. Rassembler autour de Jésus-Christ ceux qui lui appartiennent et ceux qui lui sont étrangers …. Ainsi les sciences profanes en leur ignorance jusqu’à présent devraient, selon moi, entrer dans la morale et de plus dans la morale fondamentale de la vie, y affrontant Dieu Lui-même ….

1e semaine mars 2012