3e semaine janvier 2008

24/01/08 Je me rends bien compte de la nouveauté que le point de vue « unitologique » qui m’a été donné, peut apporter à l’Église. Aussi c’est pas à pas qu’il m’est donné d’avancer :

 Faire nôtre ….

Faire nôtre l’état d’humiliation sans appel de la pendaison du Christ Jésus, car même si en sa résurrection réside un appel au Divin, dans la forme qu’elle a prise demeure encore de fait un état d’humiliation …. Comment retrouver un tel état qui s’il a été longtemps celui de l’homme primitif n’est plus, depuis au moins 7000 ans ( ?), celui de l’être humain actuel et qui de plus lui est habituellement douloureux… Il faut remarquer d’abord que toutes les religions tentent de résoudre ce problème crucial pour tous, en l’enrobant de différents chemins spirituels, depuis la perfection de l’amour chrétien qui embrasse tout jusqu’à encore bien d’autres routes tournant autour de l’Infini, notamment personnifié… En voyant le but moral on peut mieux concevoir l’unité des voies religieuses humaines jusqu’à établir une « unitologie » c’est-à-dire à la fois une métaphysique et une théologie des soubassements de cet état d’humiliation qui apparaît nécessaire dans les relations du monde avec l’Infini qu’il est possible alors d’évoquer sans complexe avec un respect et un amour d’autant plus grand qu’il se révèle ainsi à nous … Mais la tension de l’état d’humiliation est la trame de toutes choses. Et la lutte est impitoyable puisque le Christ lui-même sachant sa résurrection sur terre par l’Esprit Saint comme son retour à la plénitude des Cieux n’en a pas moins lutté jusqu’à la sueur de sang à Gethsémani (et sûrement déjà auparavant)  pour arriver à vouloir en réalité sa Passion rédemptrice ….

25/01/08 tiraillés ….

Tiraillés par l’attachement abominable que nous avons depuis la faute originelle au néant de la nature, même les meilleurs n’avancent vers la livraison finale salvatrice à l’Être Éternel que cahin-caha, pas à pas, par des chutes humiliantes et des relèvements contrits continuels ….

26/01/08 les mailles ….

Dans les mailles de la communion des saints, réparer en Christ Jésus nos fautes si immenses par les grâces reçues et celles des autres si infimes en comparaison, jusqu’au broiement rédempteur pour la conversion des pécheurs et la sanctification des justifiés…. Mais que tant de grâces explosent de Miséricorde…. Le prêtre généreux qui demandant la souffrance s’est trouvé exaucé, ne peut s’empêcher de hurler : « plus jamais ça » et de prendre la résolution de ne plus jamais parler de souffrance. En effet, à chaque instant de sa vie sur terre, la douleur du Christ ne pouvait être qu’ineffable. Et nous qui ne sommes que des néant à qui DIEU a bien voulu donner un peu du goût de Sa Gloire, que pouvons-nous ?.... Mais Dieu fait à qui veut la miséricorde des miséricordes d’accueillir Son Saint Amour ….

27/01/08 nourris …

Nourris par la chair et le sang du Christ Trinitaire, volonté incarnée du Père par l’Esprit Saint, nous ne devons absolument rien préférer à la marche, même profondément syncopée, vers son humiliation temporelle source de Gloire Éternelle. En ce sens il est impossible par exemple d’approuver le prix Nobel de Mère Teresa de Calcutta quels qu’en soient les raisons. On peut la considérer comme une syncopée, bien que le Christ ait bien accepté une entrée triomphale à Jérusalem avant Sa Passion… Mais qui peut, sinon DIEU seul ?... Qu’en conséquence nous ayons l’audace de demander la conversion du monde… C’est en fait l’extrême abîme de notre « faiblesse » librement reconnu qui appelle la force Divine infinie. Tout l’extraordinaire foisonnement de la création en est le moyen….

28/01/08 courir …

Bien qu’il faille courir, c’est en rampant qu’on fait la volonté de Dieu… Rien d’en bas, rien d’en haut, rien à droite, rien à gauche, rien derrière, rien devant, nous préparer à l’effusion Trinitaire dernière dont l’Esprit ne meurt jamais ….

29/01/08 –libre ….

Néant-libre nous n’avons que notre « disposition de bonne volonté » à offrir…. En fonction des grâces reçues, hideur incarnée, et pire que tout, cette satisfaction éventuelle de soi-même que Jésus-Christ rachète sans cesse douloureusement … Ainsi nous tenir, au pied douloureux, dans notre froideur ou notre révolte, et, au cœur brûlant du Christ dans notre ferveur ou notre amour ….

30/01/08 éblouis …..

Éblouis par le foisonnement infini des aspects de la création nous avons du mal à comprendre cette humilité et cette douceur, centraux de l’humiliation temporelle Divine qui à travers cette énorme contingence mendie le don de notre liberté. Au-delà comme au dedans de l’Être et du néant structurel s’y tient l’Esprit Trinitaire Immortel, l’humble Amour…. Il est le lien de toutes choses…. Aussi le Chrétien quelconque ne tend qu’à recevoir la plénitude Éternelle de la Trinité Sainte aujourd’hui comme demain ….

31/01/08 solitude ….

C’est l’attrait aux créatures plutôt qu’à DIEU qui peut nous laisser croire que nous sommes seuls…. Avec la foi en Jésus-Christ il n’y a jamais de solitude …

1e semaine février 2008