1e semaine novembre 2013

08/11/13 vérité …..

Celui à qui parle le Verbe éternel est délivré de bien des opinions, écoutons la voix intérieure.
Tout vient de ce Verbe unique, de lui procède toute parole
, il en est le principe, et c'est lui qui parle en dedans de nous. Ne craignons pas de nous ridiculiser face à ceux où le Verbe se tait. Celui-là est vraiment sage, qui, pour gagner Jésus-Christ, regarde comme de l'ordure, du fumier toutes les choses de la terre.  Revenons donc sans cesse à la source de toutes choses. C'est en résistant aux passions, et non en leur cédant, qu'on trouve la véritable paix du cœur. Ne vous confiez point en votre science, ni dans l'habileté d'aucune créature, mais plutôt dans la grâce de Dieu qui aide les humbles et qui humilie les présomptueux. Se tenir à carreaux. Vous ne hasardez rien à vous mettre au-dessous de tous, mais il vous serait très nuisible de vous préférer à un seul. Ce n’est pas pour rien qu’a été choisi l’Imitation de Jésus-Christ. Adorer   en toutes choses le travail de la Sainte Providence  et quant à nous disparaître en Elle

09/11/13 ne plus avoir ….

Ne plus avoir de sentiment de contrition peut arriver. Dans ce cas se tenir en dessous de soi. Il est dur de renoncer à ses habitudes, mais il est plus dur encore de courber sa propre volonté. Le dur baptême que nous avons à recevoir à la suite de Jésus-Christ pour le salut des pécheurs …. La route droite qui va au Père n’est pas enjolivée et de toute façon mène à la Passion vraie ….

10/11/13 chair …

La chair est une liberté liée au néant. À la résurrection nous serons tels des anges. Mat.22/30. Nous ne savons souvent ce que nous pouvons, mais la tentation montre ce que nous sommes. Plusieurs se recherchent secrètement eux-mêmes dans ce qu'ils font, et ils l'ignorent. Dieu regarde moins à l'action qu'au motif qui fait agir ; qu'on prend souvent pour de l’amour. En abandonnant notre liberté à l’ÊTRE DIEU nous partageons la sienne pour l’Éternité. Ainsi jouir de la joie surnaturelle déjà sur terre le glorifie  car nous y luttons aussi contre nous.

11/11/13 ancrée ….

Ainsi toute intention qui n’est pas ancrée dans l’humilité Divine se trouve donc dévoyée. Le rôle du prophète catholique pratiquant est de souffrir et travailler pour l’Église institutionnelle …. C’est la fidélité de Dieu qu’il faut prier pour oser Lui offrir nos souffrances présentes. Qui donc a le meilleur sort ? Celui, certes, qui sait souffrir quelque chose pour Dieu. Avoir en abondance les biens du temps, ce n'est pas là le bonheur de l'homme: la médiocrité lui suffit.

12/11/13 fervente

Arrache-nous à nous-même dans la grâce d’une contrition pardonnée toujours plus fervente. Qui donc a le meilleur sort ? Celui, certes, qui sait souffrir quelque chose pour Dieu.  Car l'homme intérieur est en ce monde étrangement appesanti par les nécessités du corps. Malheur à nous si nous voulons goûter le repos, comme si déjà nous étions en paix et en assurance…. Il faut écouter tous ceux qui ont vraiment quelque expérience mais bien prier.

13/11/13 amener …

Avec Jésus-Christ Messie, amener la vie spirituelle réelle de l’Au-delà déjà dans cet univers. De contritions pardonnées en contritions pardonnées, même de raison, espérer la résurrection.  Ne pas se laisser happer par le grandiose de l’histoire temporelle mais l’appliquer à l’éternité.

14/11/13 amour ….

La belle voie du Christ Jésus qui vient de l’humilité Divine pour y retourner est bien l’amour. Mais nous ne comprenons pas de quelle manière l’Église veut protéger l’âpreté de la fidélité conjugale pour laquelle les apôtres ont dit qu’il valait mieux ne pas se marier (Mat. 19/10) ? Prophètes, ce qui nous est donné, l’est d’abord pour notre propre rapprochement avec Dieu. Et l’humilité parfaite donc Divine consiste en l’anéantissement absolument radical de soi-même. Ainsi par sa mort la liberté-âme liée au néant programme une chair spirituelle de vie éternelle.

15/11/13 Mais ….

Il semble bien que ce que recherche la religion est l’unité d’utilisation des deux parties du cerveau MAIS il faut ajouter LIBREMENT. En effet certaines maladies peuvent peut-être provoquer l’unité cérébrale mais rendre l’individu comme un légume ou un animal. Tandis que dans la religion ce sont les grands mystiques (A.de Foligno, C. de Gênes ….) qui y arrivent pleinement et en toute liberté. On peut se demander alors si le péché originel, séparation des deux cerveaux, n’aurait pas été le fait inéluctable de l’évolution humaine ? Du reste libre-néant à vocation d’être, l’homme ne posséderait de lui-même que sa disposition à être. Encore ne peut-il le faire qu’avec crainte et tremblement devant un choix d’être qui s’ouvre à lui de bonne ou mauvaise volonté selon son attrait à l’obéissance aux lois Divines. L’insupportable de la souffrance est l’humiliation, cependant supportée sans mesure par toute la vie de Jésus-Christ bien que juste allégée par la joie surnaturelle du salut apporté au monde.

3e semaine novembre 2013