3e semaine octobre 2011

23/10/11 réponse à un mail…

Cher Père,

Supposant que vous êtes prêtre, je ne puis vous abandonner.
Si l'on est habitué à considérer la Divinité de Jésus, redescendre à son humanité n'est pas forcément facile.
Mais les autres religions (auxquelles j'ajoute il est vrai prophétiquement les sciences profanes) ne peuvent justement que considérer d'abord l'humanité de Jésus-Christ.
Et si il m'est donné de mettre en premier l'humilité et non la Charité comme un grand nombre de mystiques (cf.en pièces jointes la Bse A.de Foligno), la Charité contenant en elle-même toutes les vertus, elle n'en fait pas moins qu'une avec l'humilité.
Maintenant les intégristes ne veulent pas de dialogue interreligieux .... Êtes-vous de ceux-là…. Merci de me répondre?
En tout état de cause pour le triomphe du Christ Jésus, il nous est nécessaire de porter joyeusement Sa couronne d'épines....  N'est-ce-pas?

24/10/11 le monde entier ….

Puisque Jésus a voulu l’incompréhension totale même avec Sa Mère, pourtant appelée à être co-rédemptrice avec Lui par son Immaculée Conception, ne cherchons pas d’autre voie, quand même nous deviendrions publique. C’est le prix à payer ici-bas pour la diffusion de l’Esprit Saint. Ainsi plus que les clous c’est l’humble volonté du Christ qui nous attache au gibet individuel réparateur nécessaire au salut du monde. Aussi le monde entier est-il le corps du Christ déformé par la croix, ou encore le champ du Seigneur où pousse l’ivraie avec le blé  …. L’Église demeure pour toujours le groupe de Ses intimes sur lesquels Il s’appuie …. Mais avant même de se convertir, il faut pratiquer régulièrement sa religion. En effet sans cela, en se convertissant un jour, notre démon se trouverait rejeté pour un temps mais voyant sa demeure récente sans défense véritable, il reviendrait s’y installer avec sept autres démons pires que lui et l’état de l’âme empirant elle risquerait de marcher vers la damnation finale. St. Jean Baptiste mal compris fait ignorer la première des pénitences qui est la pratique religieuse ….

25/10/11 veiller …

Veiller à n’être lié au dur concret d’ici-bas que par la douce réalité des choses d’en-haut…. Ainsi Jésus-Christ n’était-il lié aux clous du gibet que par l’humble douceur de l’Esprit Saint …. En même temps revêtu d’un oripeau de dérision sanglant et d’un manteau  royal des Cieux ; couronné d’épines cruelles humiliantes et de suaves glorifications Céleste. Ainsi est-Il ….

26/10/11 dans …

Dans la vision de l’Eucharistie on contemple l’humilité et la douceur de Dieu…. Dans l’Eucharistie consommée tout est dépassé  ….  Ainsi avec Jésus-Christ, endosser la dureté des apparences temporelles et vivre avec la douceur de la réalité Éternelle de l’Esprit Saint …. Nous, nous reposons sur la foi au Christ, mais LUI n’a pas où reposer la tête ici-bas ….

27/10/11 la foi vive ….

La foi vive, dans sa vision continuelle de l’Esprit Éternel comme de sa joie et sa paix, à notre degré, ne se dissocie pas de la brutalité de l’apparence temporelle et de ses amertumes que le Christ a embrassées au dernier degré tout au long de sa vie. Même si nous, pour une raison ou une autre, en sommes apparemment protégés, ayons l’humilité de nous revêtir de Ses douleurs …. Mais il faut le redire. Il ne s’agit pas d’abord de se convertir, d’être réveillé ou éveillé comme disent les Bouddhistes ou d’expérimenter un sentiment religieux. Cela en effet peut aussi être très dangereux. Car pour la vie Éternelle, nous serons jugés exclusivement sur notre fidélité aux lois réelles de Dieu. Et la première des fidélités est la pratique religieuse régulière,  en reconnaissant, universelles, bien sûr l’humilité et la douceur de la Toute Puissance Divine, qui dans la joie surnaturelle de les insuffler au monde ont été incarnées par la douleur extrême ….

28/10/11 Esprit Divin Trinitaire …

À l’humble Esprit Divin Trinitaire le Règne, la Puissance et la Gloire ici-bas comme au Ciel.  Mais le cœur de Jésus, Lui, est le point central de l’Infini dans le fini, de l’Être dans le néant, de l’Éternel dans le temps, de la Réalité dans l’apparence, de la Plénitude dans l’abîme, de la Vertu dans le péché, de l’Humilité dans l’orgueil, de la Douceur dans la violence, de la Vie dans la mort. Aussi devons-nous, autant que nous le pouvons, tout LUI rapporter sans réserve ….

29/10/11 préciser …

En se fondant entre autre sur la clarté du chapitre soixante troisième du Livre des visions et instructions de la Bse Angèle de Foligno, on peut préciser la note du 04/07/11 :

Pourquoi était-ce si difficile ? …..

Pourquoi était-ce si difficile d’affirmer la reconnaissance théologique de l’humilité et douceur du Centre de Dieu Trinitaire comme le fondement de l’universalité du Messianisme de Jésus-Christ ?

D’abord pour nous chrétiens, de plus catholiques, notre foi enseigne que la plénitude des relations de Dieu à l’homme et de l’homme à Dieu réside en la Charité, en même temps que cette dernière contient toutes les autres vertus, entre autre ne s’enflant pas d’orgueil (antonyme d’humilité). Dans ce cas n’est-ce pas la Charité qui doit être seule universelle ?

Mais le problème aigu qui m’a été posé malgré moi, il y a donc 50 ans, consistait à résoudre l’unité Messianique du Christ en premier lieu avec les sciences profanes, selon moi, appelées à des connaissances ultimes les plaçant sur un pied religieux, et si éloignées de cette finalité, et par la même avec les données des religions vivant d’autres croyances principales (que la Charité).

On pouvait noter alors que dans la foi  Chrétienne la Charité était souvent simplifiée dans ses termes par le mot « amour » qui désigne une tendance humaine générale certes mais dont l’objet dernier n’est pas forcément Dieu et le prochain comme on l’entendrait. D’autre part en le stratifiant on voit ce mot devenir idéologie comme  « l’amour point final ». Or la Charité infinie par essence n’a pas de point final sinon la vie éternelle qui n’est qu’un commencement sans fin.

On pouvait donc conclure que dans la démarche universelle chrétienne, non dans son enseignement immuable mais dans son application pratique, il y avait une certaine orientation à préciser. D’un autre côté en s’observant attentivement soi-même à la lueur des Écritures, on pouvait voir surgir en soi continuellement les prémices d’un orgueil et d’une violence irréductibles, même subtiles, qu’on retrouvait sans aucun doute dans l’expérience de l’humanité entière. Finalement en prenant au sérieux la prétention du Christ Jésus d’être Dieu Trinitaire Lui-Même [entre autre Jean 8/58], doux et humble en Son Centre [Mathieu 11/29], on voyait combien on était dépendant universellement de cette humilité et douceur infinies.

On pouvait donc se rendre compte alors de cet impératif vivant dans les écritures Saintes, d’autant plus, bien qu’il soit radicalement opposé à la nature de l’homme pour la redresser, qu’il coïnciderait exactement aux nécessités morales humaines du préalable des techniques scientifiques à venir ( intégrateur de Puissance ou moteur à ion intégral qui pour le bien doit être « dépendant »)  comme du préalable spirituel d’aboutissement de toute religion véritable ….

Ainsi comme Dieu, Origine de tout, dans Son humilité se fait dépendant de l’homme (et pour nous catholiques dans l’Eucharistie c’est une évidence), à son tour l’homme, ne serait-ce que pour son bien, doit se faire dépendant de Dieu. Mais nombreux sont ceux, se flattant de leur orgueil, qui se refusent à toute dépendance à moins d’un intérêt concret. De plus l’hostilité des croyants, acceptant pourtant la dépendance en paroles, pusillanimes devant l’approfondissement de la foi se fait sentir. Enfin le côté ésotérique de mes intuitions joint à mon grand âge laisse, pour mon compte, la partie mal engagée. Témoigner donc jusqu’au bout  car constante la lutte sera dure, la dépendance n’étant pas immédiate dans la nature humaine et finalement produite par la reconnaissance de la dépendance infinie de l’omnipuissance Divine …. Vaine serait de ce fait la poursuite de toutes vertus sans ce fondement irrécusable.

…. C’est, d’apparences vives, revêtus de Tes douleurs incommensurables qu’il faut aller à l’Infini de l’ÊTRE. Du reste affublé comme je suis, je ne me vois vraiment pas être utile ….

30/10/11 Royaume …

La foi renonçant à tout, les douleurs rédemptrices du Christ ouvrent le Royaume des Cieux …. À l’Esprit Éternel le Règne ; Au Fils Incarné la Puissance ; Au Père de Tout la Gloire …. Ainsi l’humble et doux Esprit Saint propose Son règne ; le Fils L’incarne par Son puissant sacrifice ; le Père Le glorifie à jamais par l’Éternité, nous laissant la liberté de L’adopter …. Mais pour avoir endossé l’orgueil humain, Jésus-Christ a souffert contre Lui-même l’indicible ….

31/10/11 non seulement …

Pour témoigner de l’universalité de la douceur et humilité Divine Trinitaire, le Christ Jésus,  broyé, s’est livré non seulement moralement mais aussi charnellement et spirituellement ….

1e semaine novembre 2011