A ma première communion, fermant fortement les yeux, je demandais à voir la Vierge Marie, puis mesurant l'énormité de ma prière, tout confus je demandais pardon.

Par la suite, le prêtre à cette époque faisant un signe de croix sur le ciboire avec l'hostie, je croyais communier au pain et au vin que celui-ci selon moi égouttait ainsi.

Voilà toute ma naïve piété.

Je dois ici faire mention de miss Helen une anglaise fantasque et très pieuse que nous avions eu mon frère et moi comme gouvernante. Un jour elle me demande d'embrasser le crucifix, et pour lui faire plaisir j'embrasse celui-ci sur les deux joues comme j'embrassais mes parents. Sa violente réaction m'a beaucoup marqué, car selon elle on ne pouvait embrasser le Christ sur les joues, probablement en référence avec le baiser de Judas.

Puis vint l'adolescence avec son cortège de problèmes.

 Bien qu'ayant une conscience aiguë je ne me préoccupais pas essentiellement de religion. Je m'en éloignais même complètement en entrant à l'école des Beaux Arts et en considérant l'art comme une Divinité. Cependant devant mon austérité au travail, un jour un de mes camarades d'atelier me dit que j'étais sûrement catholique. Je me suis contenté de lui répondre que je l'étais  comme tout le monde.

   

 

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