Dans une civilisation comme la nôtre où le niveau moyen de culture populaire par la force même des choses (ne serait-ce qu'à travers du développement électronique) atteint dans toutes les couches de la société un certain degré, il ne suffit que de lui donner l'impulsion. D'abord il serait utile de provoquer son intervention active et non plus seulement passive.

Il faudrait que le public soit à même de déterminer lui-même la sélection des œuvres d'art qu'il peut juger les plus convenables, sans aucune sélection antérieure qui ne lui appartienne pas. D'où la possibilité d'un vote populaire informatique individuel qui tienne en même temps compte du jugement des minorités, particulièrement important dans le domaine de l'esthétique, comme ailleurs.

Pour impliquer le public il faudrait non seulement une source d'intérêt théorique mais encore pratique.

Il serait donc nécessaire à travers les présentations d'œuvres originales des exposants, d’émailler celles-ci de références ou de reproductions indubitables de chef d'œuvres  classiques reconnus comme tels. Il faudrait d'autre part que le public puisse accéder d'une certaine manière à la jouissance (privée ou collective) des œuvres qu'il aura choisi. D'où la possibilité d'une loterie fondée sur un résultat valorisant du vote, incluant la participation aux honneurs de ou des exposants (lauréats pas seulement de la majorité mais aussi de la minorité).

De même l'intérêt des exposants doit être sollicité de toutes les façons possibles.

Quant au problème nécessaire de la rentabilité, dans mon exposé de 1984 au Ministère, reporté dans mé-art (meart.htm) à côté de procédés ponctuels et forcément limités, je faisais ressortir que les entreprises commerciales, même internationales, pourraient y être intéressées par une publicité rentable. On voit encore mieux de nos jours comment celles ci n'hésitent pas à investir dans les sponsorisations coûteuses pourvu qu'elles aient un impact important.

 

           description salon

      introduction saloncomprendre,   salon art populaire .