C'est là que nous voulons introduire cette notion nouvelle des deux principes différents de la vision dus à la psychologie autant qu'au psychisme humain.

Ce qui commande ces deux principes opposés, vision "active" et vision "contemplative" c'est avant tout le moteur psycho-psychique de l'individu.

Lorsqu'un savant, un chercheur ou un technicien se sert de la stéréoscopie professionnelle, il est en position de vision "active", mais lorsqu'un spectateur ordinaire regarde une photographie ou un film stéréoscopique il est en position de vision "contemplative".

On pourrait pour éclairer cet axiome donner des exemples de l'attitude de ces deux positions psycho-psychiques.

Nous vous prions d'accepter de comprendre simplement que la vision "active" correspond à un état intérieur agissant, ayant un but d'analyse et de compréhension de l'image et que de ce fait il ne s'arrête pas à la jouissance continue de celle-ci; tandis qu'au contraire le spectateur ordinaire, lui, se trouve dans un état intérieur tel qu'il est axé sur une vision passive et continue de l'image.

On pourrait certes développer cette distinction et pousser très loin la confrontation de ces deux états de vision. On pourrait ainsi déjà expliquer pourquoi ce qui est "gris" (sale) paraît ordinairement triste et pourquoi on chante à l'opposé "la vie en rose". Ces deux assertions populaires ont des relations étroites avec le phénomène que nous tentons de vous décrire. Mais le sujet propre de cet opuscule est de vous amener à la compréhension de la nécessité d'un nouveau procédé stéréoscopique. Nous en resterons donc là pour l'instant et vous prions d’agréer cette subtile division, au pire comme une hypothèse de travail.

Nous allons décrire maintenant le fondement de ces deux types de vision.La vision active tâte par " contrastes marginaux", c'est à dire qu'elle provoque l'opposition des valeurs/couleurs sur les frontières de leur rencontre. Cf. figure 1, ci-dessous:

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Ce type de vision ne s'attarde pas à analyser les valeurs/couleurs que l'oeil détecte, d'où d'une part une chute de la représentation de la vivacité des couleurs, d'autre part, exaltant au contraire les oppositions marginales, elle tend à privilégier la vision linéaire et d'une manière pratique à cerner les détails.

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